L'atelier Lilas


les sensibleries
18 janvier 2010, 00:04
Classé dans : Instantanés

Excusez- moi surtout, je me sens un peu distraite par toutes ces désillusions que je prévois déjà. Je vis un atrocement de joli début d’année, et pourtant, je me dissipe dans mes sensibleries. J’ai toujours eu le cœur trop mou, et ces jours-ci il dégouline de partout.

Je me dis parfois que j’ai du talent, pour ensuite me retrouver dans un bain du matin à remettre l’entièreté de mes longues études en question. Je me sens si ennuyante durant mes hivers.

J’ai rêvé que j’écrivais ici il y a deux soirs, c’était un post très rythmé. Peut-être vais-je le retrouver quand j’aurais l’esprit moins enfermé.

Je suis bien. Oui bien. Mais d’un autre coté j’ai les veines éclatées depuis samedi nuit ou j’ai, sans le prévoir,  retrouvé un garçon. Je l’ai embrassé comme une adolescente, très maladroitement.

Mes 21 ans d’ombres et d’heures creuses.

Mais je n’y crois plus, j’ai mes veines toutes bleues, et je me fais un tas de sang d’encre pour mes futurs jours heureux.



Vivre sa vie.
5 janvier 2010, 02:20
Classé dans : Vidéos



2010
4 janvier 2010, 02:00
Classé dans : Changement

Ouais, bonne année hein.

Entre l’envie d’écrire qui se fane très rapidement et toute cette montagne de livres que je ne réussi pas à lire on pourrait très bien me traiter méchamment d’inconsistance crasse. Et je l’aurais certes mérité. J’espère donc être plus concentrée sur des trucs cérébraux pour cette année.

L’année 2009 me fait penser à un papillon. J’ai papillonné un peu partout, je me suis fait rentrée dedans et surtout  j’ai eu très peur des pluies estivales.

Si je m’écoutais, je me souhaiterais d’entamer l’écriture de ce premier roman, qui est déjà dans ma tête, et puis, pourquoi pas, de me trouver un joli garçon à qui acheter des tas de bouquets de fleurs.

L’année 2009 à aussi été très bizarre. Un de mes amis dirait que ce fut en effet « excessivement crémeux ». Mon meilleur souvenir de 2009 remonte à une matinée du mois de septembre ou je me suis réveillée paniquée après m’être découvert un petit bouton sur le haut de la lèvre supérieure. J’ai du pleurer toutes les larmes de mon corps puisque dans mon délire matinal j’étais alors supra convaincu d’avoir attrapé le VIH. Sachez que ce genre de bouton est un symptôme parfois du sida (selon google). Enfin …

Dans l’autobus et dans le métro, moi,  bientôt pleinement morte, je me suis coltinée une super crise d’angoisse en essayant d’appeler  frénétiquement mon médecin pour lui annoncer la nouvelle. J’ai du revenir chez moi et vomir ma maladie et une partie de mon week-end sur le tapis jaune des beaux-jours. Et puis, j’ai dormi.

Une semaine après, je raconte cette histoire amusante à un nouvel amant, qui me demande tendrement si c’est à cause de lui que je pensais avoir attrapé le sida en cette matinée névrosée. Je dis non. Mais je lui demande pourquoi quand même il garde une capote quand je le suce, chose qu’il ne faisait jamais avant. Il est triste, il ne dit rien. Il baisse ces pantalons, souris  et me donne gentiment son sperme à boire. Je suis réconfortée. Je me gave de sa vie.

Bonne année!



Tout ça est très charmant.
28 décembre 2009, 23:31
Classé dans : Petite pensée

3h30 AM heure de Montréal. 9h30 AM heure de Marseille.

Je suis embourbée dans la lumineuse poésie de Yannick Haenel quand tout d’un coup mon téléphone se met à sauter par terre. Mon cœur vibre fort. Mon cellulaire clapote, et déjà je sais.  Je réponds, timidement, et voila, je suis toute petite, je meurs et tout ce ciel qui est très bleu. C’est lui. On se dit bon matin, je souris, il rit. On parle des nuages.  Je mets le livre de coté en lui annonçant que tout ça est très charmant.

Je saigne, je ne veux pas qu’il me touche. Même de loin.  Il est 4h00 du mat, presque l’aube, il bafouille.  Et soudain, entre mes gloussements amoureux, je comprends. Bêtement. Les filles autour de lui et leurs rires en pâtisserie.  Je m’assois et l’horloge sonne très fort. Je respire lentement,  et je lui dis (pour une énième fois) qu’il ne doit ne pas m’appeler quand il a le nez plein de poudre.

Il me raccroche au nez. Quand il se fâche, s’est qu’il est vraiment trop défoncé. Son cœur est très loin dans la mer. Il est plein de grammes de son mal.

J’imagine la bave  rouge de sa queue en moi. Les draps de ses crispations.

Je dis le jour d’après à mes potes que tout ça est très charmant. Mes amies me regardent avec envie quand je leur raconte bruyamment que oui oui il m’a appelé au petit matin pour romantiquement me chanter des berceuses.  Il voulait juste m’entendre respirer, il est mignon non?  Tout le monde approuve. Rire, soupire, je suis belle.

Ça aurait été cute non, des berceuses.

Idiote.

 Je suis calmée dans mon mensonge.

La coke, l’amour et le mensonge ne sont  finalement que de tendres maladies pulmonaires.



Séance photo
27 décembre 2009, 14:34
Classé dans : Art

Un  sofa zébré. Elle, version noir et blanc.  Nue avec des seins d’éléphanteau. Elle se tourne de manière peu délicate sur le ventre pour que je prenne en photo ses fesses ( qui sont malheureusement un peu plates). Elle sourtit en croisant ses yeux et elle me dit qu’elle trouve qu’elle a un mini- ventre de femme enceinte.

Petit silence.

Dans le bain, toujours nue;  « non, c’est pas la bonne position on voit plus ton cou cocotte… ». On laisse couler l’eau et je traine lentement une chaise sur le bord du bain. Je la place bien comme il faut et je me met debout. La nudité devrait être vue toujours par en haut. Je continue à capturer ses tendres tabous.

En couleur, ça aurait été mieux tiens.

Deux heures plus tard. Elle me raconte, en s’enroulant dans sa robe de chambre en soie turquoise, des histoires de frenchage et de doigtage qui me semble bien ennuyeuses.

Je baille, je range mon appareil à 750$ et mon nouvel objectif à 200 $ dans ma sacoche vintage en cuir à 210$.  Je pars, et je finis la bouteille de vin, en lui disant que les somnifères que moi je prends doivent surement couter très cher quand on a un peu trop de graisse sur le ventre.

Je pars en vacances.